Panne sexuelle dans la quarantaine : un problème rencontré par certaines femmes

Une femme en panne sexuelle assise dans le lit

La baisse de désir sexuel ou panne sexuelle, chez les femmes à l’approche de la quarantaine, est un problème qui s’avère fréquent. Or, puisque ses causes peuvent être multifactorielles, il peut être difficile d’identifier les éléments qui représentent un obstacle à l’épanouissement sexuel. En ce sens, sachez que l’intervention d’un psychologue peut s’avérer pertinente. Découvrez pourquoi en poursuivant la lecture de cet article.

 

Les changements hormonaux : trop souvent pointées du doigt ?

Nous ne pouvons pas aborder la diminution du désir sexuel, ou panne sexuelle, chez les femmes sans toucher à la question des hormones. En effet, la croyance, selon laquelle les changements hormonaux sont les principaux responsables de cette diminution du désir sexuel chez les femmes en vieillissant, est encore très répandue. Mais qu’en est-il réellement ?

 

Les femmes voient, tout au long de leur vie, leur libido fluctuer en fonction des hormones qui sont produites dans leur corps, notamment en lien avec le cycle menstruel. Lors de ce dernier, on dénote un pic dans la production d’œstrogène dans les jours qui précèdent l’ovulation. Ce pic provoque souvent une augmentation de la libido, et c’est sans doute pourquoi on associe à la production de cette hormone une augmentation du désir sexuel. Or, au moment de la préménopause, la production d’œstrogène par l’organisme diminue, avant de cesser complètement à la ménopause. Cela peut effectivement avoir un impact sur la libido de la femme, en plus d’entrainer d’autres facteurs, tels que la sécheresse vaginale, qui peuvent affecter la qualité des rapports sexuels. De plus, à la ménopause, le niveau de testostérone, qui est produite par les glandes surrénales et les ovaires, diminue aussi considérablement. Cela pourrait aussi affecter le désir sexuel, bien qu’on explique encore mal le lien entre cette hormone et la libido.

 

Malgré ces facteurs hormonaux qui sont importants à prendre en considération, il serait faux de penser que ces aspects « biologiques » sont les seuls qui doivent être pris en considération. Bien au contraire, des études tendent à démontrer que les facteurs psychologiques ont une incidence beaucoup plus importante sur le niveau de libido des femmes en vieillissant.

 

Panne sexuelle : les autres facteurs à considérer

Au-delà des facteurs biologiques, on croit que ce sont davantage les facteurs sociaux et psychologiques qui causent une perte de libido chez la femme autour de la quarantaine. Voici donc certains facteurs qui doivent être pris en considération.

 

Santé physique : Stress, fatigue, diminution des capacités physiques, apparition de problèmes de santé… Ce sont tous des éléments qui peuvent affecter le niveau de désir et l’envie à s’adonner aux plaisirs sexuels chez la femme, mais aussi chez l’homme.

 

Valeurs judéo-chrétiennes : Au Canada, bon nombre de personnes ont été élevées avec des valeurs judéo-chrétiennes, qui sont bien ancrées. Selon celles-ci, il est socialement acceptable qu’une femme n’ait plus de relation sexuelle après avoir eu des enfants.

 

Image et estime de soi : En vieillissant, le corps change. Parfois on grossit, on a des vergetures, les courbes ne sont plus aussi bien définies que pendant la jeunesse, les rides apparaissent, etc. Ainsi, on ne se sent plus nécessairement aussi désirable, ce qui peut miner l’estime qu’on a de soi-même. Comme le dit le dicton, « aime-toi avant d’aimer les autres ». Se sentir moins désirable peut donc affecter le désir qu’on éprouve soi-même.

 

Attitude du partenaire : Le partenaire peut aussi être montré du doigt lorsqu’il est question du niveau de libido chez la femme en vieillissant, et particulièrement les attitudes de ce dernier face aux relations sexuelles. Un partenaire trop insistant, égoïste et centré sur ses propres désirs, ou encore qui ne cherche pas à varier les sources de stimulation, peut participer au développement d’un climat malsain autour des rapports sexuels du couple.

 

Problèmes du couple : Finalement, la bonne communication au sein du couple est essentielle pour maintenir des rapports sexuels sains. Chaque membre du couple a son bout de chemin à faire pour entretenir la « flamme », et cela va souvent bien au-delà de ce qui se passe dans la chambre à coucher.

 

Le soutien du psychologue : quand s’avère-t-il pertinent ?

Trop de femmes hésitent encore à aller chercher l’aide de professionnels pour faire face à un problème de perte de libido en vieillissant, et ce, quelles qu’en soient les causes. Or, les problèmes de nature sexuelle au sein d’un couple peuvent à leur tour entrainer des conflits relationnels sérieux. Ils peuvent aussi entrainer une détresse chez la femme et chez son partenaire, voire de la peur, de l’anxiété, un état dépressif…

 

En ce sens, il est pertinent pour une femme, et son couple, de consulter un psychologue lorsqu’une perte de libido ou qu’elle panne sexuelle se fait ressentir. Le rôle du psychologue dans ce contexte est d’éduquer sa cliente afin de l’aider à comprendre les facteurs qui peuvent expliquer la perte de libido ou les problèmes de nature sexuelle au sein de son couple. Le thérapeute peut ainsi proposer des solutions simples et efficaces pour que la femme puisse s’épanouir dans sa sexualité, plutôt que de mettre cette dernière à la porte complètement.

 

En somme, l’intervention du psychologue peut permettre de sensibiliser la femme à la notion d’une saine sexualité, en lui proposant des solutions pratiques pour qu’elle conserve cet attrait dans son couple, et dans sa vie !

 

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Francis-Desjardins Approuvé par Francis Desjardins
Président et physiothérapeute depuis 1994.
Francis Dejardins