La consommation quotidienne de cannabis chez les jeunes : une habitude inquiétante

Un joint de cannabis

Bien que ce ne soit pas nouveau que les jeunes consomment de l’alcool et des drogues récréatives, la légalisation du cannabis par le gouvernement canadien a contribué à la banalisation de cette substance psychotrope. Il ne faut pas oublier qu’elle agit sur l’équilibre du cerveau et du système nerveux. Ainsi, malgré que sa vente soit illégale, au Québec, pour les moins de 21 ans, plusieurs adolescents et jeunes adultes en prennent, plus ou moins fréquemment. La consommation quotidienne du cannabis doit d’ailleurs être prise au sérieux : les effets néfastes sur la gestion des tâches de tous les jours de même que sur développement du cerveau et les conséquences potentielles sur la santé mentale étant alors exacerbées.

 

La consommation régulière de cannabis, une pratique banalisée

Selon les données du Gouvernement du Québec, les adolescents (de 15 à 17 ans) et les jeunes adultes (de 18 à 24 ans) comptent parmi les plus grands consommateurs de cannabis. Plusieurs raisons peuvent pousser ces jeunes à essayer le cannabis, puis à en consommer sur une base régulière :

  • La curiosité : il est particulièrement attirant pour un jeune de tenter de nouvelles expériences et d’expérimenter des sensations inusitées. La curiosité peut ainsi pousser à essayer le cannabis pour une première fois ou à varier les moyens de consommation ;
  • Par mimétisme ou par désir d’appartenance à un groupe : plusieurs commencent à fumer du « pot » pour faire comme leurs amis ou parce qu’ils ont vu des membres de leur entourage le faire. Non seulement ils y voient là un exemple, mais une telle consommation peut accroître leur sentiment d’appartenance à un groupe (impression de répondre à des codes, de partager quelque chose) ;
  • À des fins récréatives : de nombreux consommateurs de cannabis le font tout d’abord, ou principalement, lors d’événements spéciaux et de fêtes (partys) entre amis ;
  • Pour l’effet procuré : plusieurs recherchent le plaisir et le « buzz » associés au cannabis ;
  • Parce que cela semble banal et sans danger : la légalisation a amené une forme de banalisation du produit. Comme il est désormais légal, on pourrait croire, à tort, qu’il est sans danger ou que les risques associés ne concernent que les autres ;
  • Pour baisser le stress et pour rendre les difficultés plus faciles à affronter : vu l’effet calmant de ce psychotrope, certains jeunes en consomment, car ils ont l’impression que cela fait baisser leur stress. Ils croient alors qu’ils peuvent ainsi mieux affronter les épreuves, plus ou moins grandes, de la vie ;

 

Les dangers d’utiliser le cannabis comme béquille

Si la majorité des consommateurs de cannabis en prennent sur une base occasionnelle (allant de quelques fois par année à quelques fois par mois), certains, notamment des jeunes, le font quotidiennement. Dans bien des cas, il s’agit d’une façon de fuir la réalité ou de la rendre plus gérable. Cela devient alors une forme de béquille pour les jeunes consommateurs de cannabis. Cette attitude doit être prise au sérieux : cela peut dénoter de difficultés préalables à gérer le stress, les états anxieux (notamment de performance) et les situations plus complexes. De plus, ça peut aussi déclencher des maladies mentales (dépression, psychose, trouble d’anxiété généralisée, etc.) en plus d’être dommageable pour un cerveau en formation. C’est pourquoi il est important de parler de consommation de cannabis avec vos jeunes et, le cas échéant, tenter d’en diminuer la fréquence. Surtout, s’ils ont des prédispositions à la maladie mentale (hérédité, crises préalables, anxiété, etc.).

 

Un appui professionnel comme celui offert par les psychologues de la Clinique Go peut d’ailleurs être utile pour aider les jeunes pour qui c’est un problème à trouver des stratégies pour diminuer, voire arrêter, leur consommation de drogue. Un suivi psychologique peut aussi aider à contrôler les problèmes qui ont mené à cette situation (stress, anxiété, difficulté à affronter les problèmes) ou ceux qui en découlent (dépression, trouble anxieux, etc.). N’hésitez donc pas à nous contacter si la consommation de cannabis d’un jeune de votre entourage vous inquiète !

 

Francis-Desjardins Approuvé par Francis Desjardins
Président et physiothérapeute depuis 1994.
Francis Dejardins