Burn-out parental : l’importance de briser le tabou

Une femme souffre du burn-out parental

Le burn-out parental est un sujet dont on parle très peu. Alors que les parents veulent ce qu’il y a de meilleur pour leurs enfants, comment expliquer que certains se sentent dépassés par leur rôle parental ? Il s’agit néanmoins d’une réalité avec laquelle doivent composer certaines personnes, et il est important d’en parler et de sensibiliser la population à ce problème, qui est plus courant qu’on pourrait le croire.

 

L’épuisement parental, c’est possible

On entend souvent parler de burn-out professionnel, et du stress professionnel chronique qui est à son origine. Il faut néanmoins savoir que le burn-out peut aussi se produire sur le plan parental. En effet, les nombreux rôles que doivent remplir les parents, et la pression que se mettent eux-mêmes ces derniers peuvent entrainer l’apparition d’un véritable stress chronique. Éducation des enfants, loisirs, activités familiales… Il peut devenir difficile de jongler avec tous les aspects de la parentalité, en plus des aspects de la vie professionnelle et de la vie personnelle.

 

La pandémie et le confinement ont à leur tour exacerbé la pression ressentie par certains parents. En effet, nombreux sont ceux qui se sont retrouvés en télétravail et qui ont dû, en même temps, prendre soin de leurs enfants, parfois à temps plein.

 

Finalement, on peut également faire le lien suivant entre le burn-out professionnel et le burn-out parental : c’est le manque de ressources allouées pour répondre aux attentes imposées. Dans le cas du burn-out parental, ce sont souvent les parents eux-mêmes qui se mettent une pression démesurée par rapport à leur rôle parental. Ils désirent être présents pour leurs enfants, leur permettre de faire tous les sports et loisirs nécessaires à leur épanouissement, à leur développement et à leur bonheur, etc. Néanmoins, ils s’imposent souvent cette pression démesurée, sans se rendre compte qu’ils n’ont pas les ressources nécessaires (temps, argent, etc.) pour y arriver.

 

Les signes du burn-out parental

En tant que parent, il faut savoir reconnaître les signes associés au burn-out parental. Même si le sujet demeure tabou, il est important de reconnaître l’existence de ce syndrome afin d’aller chercher de l’aide lorsqu’il se présente.

 

  • Épuisement : c’est souvent l’épuisement qui survient en premier. Cet épuisement peut se produire sur le plan émotionnel (émotions négatives) ou cognitif (fatigue mentale), mais aussi sur le plan physique (manque d’énergie). Le parent ne trouve plus l’énergie nécessaire pour remplir les multiples facettes de son rôle parental.
  • Distanciation affective avec les enfants : le parent peut se sentir émotionnellement détaché de son rôle et de ses enfants. Il réussit à peine à puiser l’énergie nécessaire pour voir aux besoins de base des enfants, et ne cherche plus à passer des moments positifs et de qualité avec ces derniers, par exemple pendant les temps libres. La distanciation affective peut aussi se produire au sein du couple (les deux parents).
  • Perte de l’épanouissement dans le rôle parental : finalement, l’épuisement et la distanciation affective éloignent le parent de son idéal du « parent modèle ». Le parent réalise qu’il n’en « donne pas autant » à ses enfants qu’il le voudrait. Peu à peu, l’épanouissement parental diminue et il a l’impression d’être un mauvais père ou une mauvaise mère.

 

En somme, le burn-out parental peut entrainer une réelle détresse chez ceux qui en souffrent. La détresse du parent peut être intense, puisqu’il sent qu’il n’a pas de porte de sortie à sa situation. De plus, le parent peut être affligé de culpabilité, puisqu’il s’explique mal pourquoi il ne se sent plus épanoui et qu’il n’éprouve pas de plaisir à être avec ses enfants. Le parent peut vivre une véritable désillusion face à son idéal familial ; il se compare avec d’autres familles et l’image parfaite qu’elles projettent sur les médias sociaux, il ne comprend pas pourquoi sa famille n’irradie pas le bonheur.

 

Le burn-out parental : qui touche-t-il ?

Les parents sont nombreux à ressentir un stress, associé à leur rôle parental. Néanmoins, on estime que ce sont ceux qui sont perfectionnistes, à la base dans leur vie, qui sont plus à risque de se retrouver dans une situation de burn-out. Jusqu’à 5 % des parents en seraient néanmoins atteints, soit une proportion non négligeable de personnes… De plus, les parents qui restent à la maison ont plus de chance d’en souffrir. On remarque également que le burn-out parental affecte souvent des parents de la génération sandwich. Ceux-ci doivent, en plus de subvenir aux besoins de leurs enfants, s’occuper des besoins de leurs parents vieillissants, qui sont parfois en perte d’autonomie.

 

Comment prévenir le burn-out parental ?

Nous avons préparé cet article, car le premier pas pour éviter le burn-out parental, c’est d’en parler. Pour prévenir le burn-out parental ou pour éviter que ses effets deviennent démesurés, voici des conseils offerts par les psychologues de Clinique GO™.

 

  • Reconnaître les signes du burn-out : les signes mentionnés dans cet article ne doivent pas être négligés. En effet, il faut savoir les reconnaître et éviter d’attendre que les effets du burn-out s’intensifient avant d’agir.
  • En parler avec ses proches : il est important de communiquer avec l’entourage les difficultés qu’on rencontre. La verbalisation des émotions est le premier pas vers une prise en charge de ces dernières. De plus, ça peut aider à relativiser et à réaliser qu’on n’est pas seul à se sentir dépassé par le rôle parental.
  • Savoir déléguer : en tant que parent, on n’est pas seul à pouvoir assurer le bien-être des enfants. Lorsqu’on se sent en difficulté, il ne faut pas hésiter à aller chercher de l’aide, auprès des grands-parents, des amis, etc.
  • Ajuster ses attentes : il faut savoir identifier les attentes qu’on a de son rôle parental et les ressources qu’on a pour les atteindre. Par la suite, on peut mieux déterminer si les attentes qu’on a sont réalistes.
  • Aller chercher une aide professionnelle : le burn-out parental est un problème qu’on peut prendre en charge en psychologie. Cela peut aider à prendre du recul par rapport aux éléments qui contribuent au stress parental (personnels, relationnels, liés au couple, etc.) et à les identifier. De plus, lorsqu’on ressent de la détresse, le soutien d’un psychologue s’avère des plus pertinents.

 

En cas de besoin, n’hésitez pas à demander l’aide d’un psychologue membre de l’équipe de Clinique GO™. En plus des services à domicile, nous offrons également des services via la téléconsultation, qui s’avèrent des plus pertinents en période de pandémie.

 

Francis-Desjardins Approuvé par Francis Desjardins
Président et physiothérapeute depuis 1994.
Francis Dejardins