Les entorses courantes en hiver

Les chutes sont une cause fréquente d'entorses en hiver

En hiver, les déplacements extérieurs deviennent souvent laborieux. C’est sans contredit la raison pour laquelle les entorses sont des blessures qui affectent souvent la population durant la saison hivernale. Mais quels sont les types d’entorses les plus fréquents en hiver ? Comment réagir en fonction du degré d’entorse qu’on subit ? À ce sujet, notre équipe a préparé l’article qui suit pour vous aider à y voir plus clair !

 

Les entorses les plus fréquentes en hiver

Pour comprendre comment survient une entorse, il faut savoir qu’on retrouve au sein des différentes articulations de notre corps des ligaments, lesquels relient les composantes de l’articulation : os, cartilage, muscles… Les ligaments servent en quelque sorte à stabiliser les articulations. Ainsi, une entorse survient lorsqu’une chute ou qu’un faux mouvement entraine l’étirement ou la déchirure d’un ligament ou des fibres du muscle de l’articulation. Les entorses surviennent le plus souvent au niveau des poignets ou des chevilles, mais elles peuvent affecter toutes les articulations de notre corps.

 

L’entorse à la cheville est sans contredit le type d’entorse qui survient le plus fréquemment en hiver, et ce, à cause des nombreuses chutes qui surviennent sur les trottoirs et sur les autres surfaces glacées. L’entorse à la cheville survient généralement lorsqu’il y a un mouvement forcé d’inversion du pied, lequel vient causer un étirement du ligament de la cheville, voire son déchirement dans les cas les plus graves.

 

Une autre blessure courante en hiver est l’entorse lombaire, soit l’entorse au bas du dos. On l’appelle couramment « tour de rein » puisque l’entorse lombaire entraine des douleurs dans le bas du dos, près de l’endroit où se situent les reins. Dans la majorité des cas, on dénote une douleur localisée dans le bas du dos ou dans le haut des fesses. Le pelletage de la neige est considéré comme l’une des activités qui présentent le plus haut risque d’entorse lombaire, et ce, à cause des mouvements répétés de torsions et de flexions du dos.

 

Les stades des entorses

Le stade d’une entorse varie en fonction du degré d’atteinte du ligament. Il est primordial de déterminer ce dernier puisqu’il a un impact direct sur la période de réadaptation qui est requise et sur la prise en charge de l’entorse.

 

  • Entorse légère : on appelle souvent ce type d’entorse « foulure ». On constate alors un étirement du ligament, mais celui-ci ne nuit pas à la fonctionnalité de l’articulation qui est atteinte. Dans la majorité des cas, on dénote des douleurs au niveau de l’articulation lorsqu’elle est sollicitée, de même qu’une enflure qui survient généralement après quelques heures ou le lendemain.
  • Entorse modérée : dans ce cas particulier, l’étirement du ligament est accompagné d’une déchirure partielle. L’articulation est alors douloureuse et ses mouvements sont limités. On remarque souvent une enflure qui survient en moins de 4 heures, de même que l’apparition d’une ecchymose.
  • Entorse grave : il y a une rupture complète du ligament. Cela se traduit par une douleur intense et une impossibilité de bouger l’articulation normalement. Lorsque l’entorse survient, il y a souvent une sensation de déchirure qui se produit. L’enflure survient rapidement, soit en quelques minutes, et une ecchymose apparaît. Il est alors impossible de mettre du poids sur le membre blesser ou de solliciter l’articulation.

 

Comment soigner une entorse ?

Le mot d’ordre pour la prise en charge d’une entorse est sans contredit le repos. En effet, il est important de cesser de solliciter l’articulation blessée afin de favoriser sa guérison. Néanmoins, quel que soit le type d’entorse dont vous souffrez, sachez que l’équipe de Clinique GO™ peut se déplacer à votre domicile pour vous offrir les soins dont vous avez besoin.

 

Tout d’abord, alors que l’entorse se trouve en phase inflammatoire aiguë, c’est-à-dire qu’on remarque la présence des symptômes associés à l’entorse selon sa gravité (douleur, enflure, ecchymose, etc.), il peut être pertinent de faire appel aux services mobiles de notre médecin. Ce dernier se déplacera pour vous examiner et pour déterminer le stade de gravité de votre entorse. Il pourra par la suite vous diriger vers les bons soins pour la réadaptation de votre blessure. Il pourrait également vous prescrire des anti-inflammatoires afin d’atténuer la douleur et les symptômes.

 

Les physiothérapeutes sont d’autres professionnels qui peuvent intervenir pour soigner les entorses. Grâce à différents exercices de réadaptation, ils peuvent aider à favoriser la récupération, à stabiliser et à renforcir l’articulation, et ce, afin de limiter les risques de récidives.

Approuvé par Francis Desjardins
Président et physiothérapeute depuis 1994.
Francis Dejardins