L’orthophonie chez les personnes ayant subi un AVC

L'orthophonie peut grandement aider à la suite d'un AVC

On estime qu’au Québec, 20 000 personnes subissent un AVC chaque année. L’AVC est un problème de santé qui est non prévu, mais pour lequel il est important de savoir reconnaître les signes afin de réagir rapidement devant la situation urgente qu’il représente. Malheureusement, il n’est pas rare que les personnes qui subissent un AVC doivent par la suite composer avec des séquelles.

 

Dans cet article, nous nous concentrons sur les troubles de la communication causés par les AVC. Pour les personnes qui font face à de telles séquelles, l’intervention en orthophonie s’avère des plus pertinentes, que ce soit à des fins de rééducation ou pour permettre de pallier les difficultés rencontrées.

 

Le lien entre l’AVC et les troubles de la communication

L’acronyme AVC signifie Accident Vasculaire Cérébrale. Il en existe deux types. Vous pouvez consulter le site du MSSS pour obtenir des informations importantes au sujet de l’AVC. Dans la majorité des cas, un AVC risque d’entrainer des séquelles selon les régions du cerveau qui sont touchées. Celles-ci peuvent notamment se manifester au niveau de la mobilité, de la mémoire ou, bien entendu, au niveau de la communication.

 

Ainsi, lorsque ce sont les parties du cerveau qui sont responsables de la communication qui sont atteintes par l’AVC, cela peut entrainer différents troubles.

  • L’aphasie : on estime que 30 % des personnes qui subissent un AVC souffrent ensuite d’aphasie. L’aphasie peut entrainer des difficultés pour parler, comprendre, lire et écrire. L’aphasie est un trouble du langage (choix des mots, formulation des phrases, compréhension du sens des mots) auquel s’ajoutent bien souvent des troubles de la parole (articulation et prononciation). Nous vous invitons à consulter cet autre article sur notre blogue, qui est dédié à l’intervention en orthophonie pour les patients aphasiques.
  • La dysarthrie : touchant jusqu’à 40 % des personnes qui subissent un AVC, la dysarthrie est un trouble de la parole souvent causé par une faiblesse ou une paralysie des muscles de la parole, soit les muscles du visage, de la langue et de la gorge.
  • La dyspraxie verbale : ce problème est causé par une incapacité à mobiliser les structures qui sont responsables de la parole (muscles des lèvres et de la langue). En somme, une personne qui en souffre a de la difficulté à coordonner les mouvements de sa bouche pour produire les sons et les mots désirés au bon moment.
  • Les troubles de cognition-communication : les capacités cognitives, comme la mémoire, l’attention et la réflexion, sont souvent touchées par les séquelles d’un AVC. Cela peut engendrer d’autres troubles au niveau de la communication, notamment des incapacités à saisir les blagues, les nuances dans le ton de l’interlocuteur, mais aussi dans l’interprétation des expressions faciale et du langage non verbal, etc.

 

L’intervention en orthophonie à la suite d’un AVC

Puisque l’orthophoniste est le professionnel du langage et de la parole, son intervention est tout indiquée pour aider les personnes ayant subi un AVC, qui sont désormais aux prises avec des troubles de communication. L’intervention du professionnel peut généralement être séparée en des étapes distinctes.

 

  1. L’évaluation de client : à l’aide des informations récoltées par d’autres professionnels et lors d’une évaluation orthophonique complète, le professionnel évalue les capacités d’expression et de compréhension orale et écrite, de même que les habiletés de parole. Il peut alors dresser un portrait complet de la situation de son client.
  2. Les techniques de rééducation : l’orthophoniste peut intervenir à des fins de rééducation et proposer à son client des exercices qui l’aideront à recouvrer ses capacités initiales, lorsque c’est possible. Sinon, le professionnel pourra aider son client à retrouver des capacités suffisantes pour lui permettre de bien communiquer avec ses proches.
  3. Les stratégies de communication : lorsque des difficultés persistent malgré la rééducation, l’orthophoniste peut proposer des stratégies de communication, lesquelles aideront le client à se faire comprendre par ses proches, et vice-versa.
  4. Le suivi : le professionnel effectue le suivi auprès de son client pour suivre l’évolution de ses capacités. Les stratégies de communication peuvent toujours être ajustées en fonction de l’évolution de la condition du patient.

  

Un de vos proches a subi un AVC et fait face à des troubles de communication ? N’attends plus pour lui venir en aide en faisant appel aux services mobiles en orthophonie de Clinique GO™ !

 

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