Psychoéducation & TDAH : une formule gagnante

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Si votre enfant souffre d’un TDA/TDAH, sans doute avec vous remarquez que ce trouble est, encore aujourd’hui, entouré de méconnaissance, voire d’incompréhension. « C’est une passe », « Il manque seulement d’un peu de discipline », « Il ne doit pas faire assez d’effort à l’école »… Bref, beaucoup de personnes connaissent le terme TDAH sans réellement savoir tout ce à quoi les personnes qui en souffrent doivent faire face.

 

En tant que parent, vous savez que le TDA/TDAH est une réalité avec laquelle il n’est pas toujours facile de composer. Mais vous n’êtes pas seuls pour soutenir votre enfant à travers les difficultés qu’il rencontre. L’intervention de différents professionnels de la santé peut s’avérer grandement bénéfique et constitue un excellent complément aux traitements plus traditionnels de ce trouble.

 

Parmi ces intervenants se trouve notamment le psychoéducateur. Émilie Bernier, psychoéducatrice chez Clinique GO™ nous en apprend davantage.

La psychoéducation : la force du terrain

Pour nous aider à comprendre la pertinence de l’intervention en psychoéducation, Madame Bernier nous explique que les psychoéducateurs possèdent les qualifications et la formation nécessaires pour aller observer la personne dans ses différents milieux de vie. Grâce à ses observations, le psychoéducateur est en mesure de constater les impacts fonctionnels qu’ont les difficultés causées par le trouble.

 

On peut dire que le psychoéducateur joue un rôle d’accompagnement vis-à-vis de son patient, puisque ses interventions se font à travers les activités quotidiennes de ce dernier. En apprenant à le connaître, le psychoéducateur devient en mesure de cerner ses forces, pour ensuite prévoir son plan d’intervention en capitalisant sur celles-ci. C’est ce qu’on appelle en psychoéducation le « vécu éducatif partagé » : la mise en place de stratégies élaborées avec les personnes significatives des différents milieux de vie, prenant en compte autant les contraintes liées au patient et à son environnement que ses forces.

 

Le TDA/TDAH : voir au-delà de l’agitation

Le TDA/TDAH est trop souvent associé à un enfant qui « grouille ». Il est important de comprendre que ce trouble ne vient pas toujours avec la composante H : Hyperactivité. Ainsi, les parents doivent voir au-delà de cette unique composante et comprendre les signes qui devraient les pousser à consulter un professionnel de la santé avec leur enfant.

 

Madame Bernier nous explique qu’un enfant souffrant d’un TDA/TDAH sera aux prises avec des difficultés qui entraveront son développement et son fonctionnement. Son trouble aura alors des impacts négatifs dans la majorité de ses milieux de vie (école, maison, activités parascolaires) et dans différentes sphères (relationnelle, cognitive, autonomie).

 

Pour donner des exemples concrets, un enfant présentant un tel trouble pourra, en plus d’être de type plutôt « grouillant », agir et répondre de manière impulsive, perdre son matériel scolaire, avoir de la difficulté à suivre des consignes ou à compléter ses travaux. Au niveau relationnel, il n’est pas rare qu’un enfant souffrant d’un TDA/TDAH ait davantage de difficulté à se faire des amis ou à garder ceux-ci.

 

Vous comprendrez donc qu’il faut voir bien au-delà de l’agitation lorsqu’il est question du TDA/TDAH! Heureusement, le psychoéducateur peut outiller l’enfant afin qu’il s’accomplisse dans les différentes sphères de sa vie, et ce, malgré ses difficultés.

 

L’intervention

L’intervention d’un psychoéducateur auprès d’un jeune patient souffrant d’un TDA/TDAH commence toujours par une analyse des difficultés et des capacités adaptatives de ce dernier (évaluation). Pour faire ses observations, l’intervenant doit alors se déplacer dans le milieu scolaire ou à la maison de son patient. Une fois cette analyse dument effectuée, le psychoéducateur dresse un plan d’intervention dans lequel il prévoit les objectifs à atteindre et les moyens pour y arriver.

 

L’intervention d’un psychoéducateur ne remplace en rien la prise de médicaments, mais elle peut agir en tant que complément à ces derniers! Les moyens d’intervention utilisés en psychoéducation sont variés, alors ils peuvent porter autant sur la gestion des émotions de l’enfant que sur l’adaptation de son environnement, voire même sur des conseils offerts à ses parents.

 

Faire appel aux services de psychoéducation mobiles de Clinique GO™

Selon Madame Bernier, pour que l’intervention du psychoéducateur soit efficace, elle doit s’étendre sur une période d’environ 3 mois, à raison de 10 à 12 rencontres. Ainsi, en faisant appel aux services mobiles de Clinique GO™, votre enfant recevra l’aide dont il a besoin directement dans son milieu scolaire ou à votre domicile, et ce, que ce soit pour l’aider à améliorer sa performance à l’école, à mieux gérer son impulsivité ou à favoriser ses relations interpersonnelles.

 

En tant que parent, le bien-être de votre enfant est votre priorité alors, pour lui permettre de vivre une vie personnelle et professionnelle épanouie, faites appel aux services de professionnels qualifiés!

 

 

Comme tous les psychoéducateurs pratiquant au sein de l’équipe de Clinique GO™, Émilie Bernier est membre en règle de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec. Elle est donc détentrice d’un baccalauréat ainsi que d’une maitrise en psychoéducation. Elle se passionne pour son métier qui lui permet d’aider les personnes avec qui elle intervient à vivre des réussites, et ce, malgré les difficultés avec lesquelles elles sont aux prises.

 

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